Cale de roue : entre acier et aluminium, que choisir ?

Ces deux matériaux sont très utilisés dans la conception de cales de quai destinées à stabiliser les remorques et semi-remorques en cours de chargement. Quelles sont les propriétés de chacun ?

Certaines sont faites en plastique et même en caoutchouc, mais les cales en acier ou en aluminium ont très souvent la préférence des transporteurs et gérants d’entrepôt qui souhaitent sécuriser leurs opérations de chargement/déchargement avec un outil fiable et très résistant à l’usure.

Beaucoup de fabricants recourent en effet à l’un ou l’autre de ces matériaux pour garantir à leur clientèle des produits robustes et durables. Au-delà de ces deux qualités fonctionnelles, les métaux possèdent aussi des vertus environnementales puisqu’ils sont hautement recyclables : à seul titre d’exemple, 40% de l’acier produit en France proviennent du réemploi de ferrailles récupérées, indiquait un récent rapport d’information sénatorial (juillet 2019).
Comment distinguer l’acier de l’aluminium ? Quels sont leurs caractères propres et les avantages techniques que chacun d’eux procure aux cales de roue dont ils constituent la structure ?

Aluminium et acier : deux métaux différents

L’aluminium est un métal dit « pur » : il est principalement tiré de la bauxite, un minerai qu’on raffine au préalable pour en extraire un composé chimique – l’alumine – chauffé à très haute température pour donner de l’aluminium.
L’acier est un métal dit « ferreux » : il résulte en effet d’un alliage assez complexe qui combine du fer, du carbone et d’autres métaux comme le manganèse ou le tungstène.
Ces deux matériaux figurent parmi les métaux les plus employés par le secteur industriel : la polyvalence et les applications multiples de l’aluminium expliquent, par exemple, sa très large utilisation dans des domaines aussi variés que le transport (28%) et la construction (23%). Il sert également à l’élaboration de nombreuses machines et équipements (11%), comme une cale de quai*.

Les avantages d’une cale de roue en aluminium

L’aluminium se caractérise d’abord par sa légèreté : sa masse est jusqu’à trois inférieure à celle de l’acier. Les cales de roue fabriquées à partir de ce métal sont, de fait, plus faciles à transporter et à manœuvrer. Un avantage appréciable lorsque l’outil doit être fréquemment déplacé à l’intérieur du même entrepôt, ou transféré plusieurs fois par jour d’un site à l’autre.
Bien qu’il soit plus léger, l’aluminium offre une excellente longévité et peut supporter de lourdes charges sans se déformer ou se briser : sous la suspension arrière d’une semi-remorque, une cale de roue dotée d’une structure en alu est capable de résister à la puissance d’écrasement d’un camion de plusieurs dizaines de tonnes, même si des critères techniques, comme l’épaisseur de la cale, influent sur la performance globale de l’appareil. Cette robustesse assure une sécurité accrue lors des opérations de manutention réalisées à l’intérieur de véhicule stationné à quai.
Résistant à la corrosion, l’aluminium prémunit également les cales de quai du risque de rouille : elles n’ont pas besoin d’être peintes ou traitées régulièrement et s’adaptent parfaitement aux conditions d’usage en extérieur, même dans les environnements les plus humides.

Les avantages d’une cale de roue en acier

Plus dense, l’acier présente, de son côté, les meilleures garanties de solidité et de stabilité face à la force de compression d’un poids-lourd chargé de marchandises. L’acier est également moins susceptible de se rayer, de s’écailler ou de se déformer sous l’impact. Autant de qualités qui rendent ce matériau parfois plus cher à l’achat, même s’il n’y a pas de règle générale : les procédés de fabrication mis en œuvre, souvent plus complexes que pour les produits en aluminium (moulage, coupe ou finition) peuvent peser à la hausse sur le coût final d’une cale de quai. La fluctuation des cours sur le marché des matières premières a aussi une incidence.

Naturellement sensible à la corrosion, l’acier peut être recouvert de plusieurs couches de zinc afin de le protéger la rouille. On parle alors d’une cale de roue en acier galvanisé.

* Source : World Aluminium, 2018

Carsat et INRS, comment agissent-ils pour réduire le risque de chutes en entrepôt ?

Les CARSAT (Caisses d’Assurance Retraite et de Sécurité au Travail) et l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) travaillent en étroite collaboration pour prévenir les risques professionnels et améliorer les conditions de travail dans les entreprises....

Un contrat de prévention pour financer des mesures de sécurité en entrepôt

Les entreprises du secteur transport et logistique ont la possibilité de signer un document contractuel avec leur Caisse Régionale (Carsat) afin de s’engager sur des actions préventives destinées à enrayer le risque de chutes. L’installation d’une cale de roue peut...

Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (CACES) : les règles de sécurité à connaître

En 2020, le référentiel du Caces délivré aux conducteurs de chariots de manutention a évolué: certains points mettent en évidence la nécessité pour ces salariés de bien connaître les mesures de sécurité mises en œuvre dans leur entreprise pour réduire les risques...

Sélectionner la cale de roue idéale pour votre flotte de camions

La sélection d'une cale de roue adaptée est cruciale pour la sécurité et l'efficacité des opérations de transport. Avec une variété de modèles disponibles sur le marché, choisir la cale idéale pour votre flotte de camions peut sembler complexe. Cet article propose des...

Maximiser la sécurité des entrepôts : Le rôle crucial des cales de camion dans les zones de chargement

Dans le monde logistique, où chaque détail compte pour optimiser la productivité et garantir la sécurité, l'utilisation des cales de camion émerge comme une solution incontournable. Ces dispositifs, souvent sous-estimés, jouent un rôle prépondérant dans la prévention...

Le coût réel d’un accident du travail en entrepôt

En cas d’accident grave, le montant des pertes indirectes peut excéder 3 à 5 fois le coût direct lié aux seuls frais d’indemnisation du salarié victime. Au-delà de l’impact humain, la nécessité de bien sécuriser un entrepôt, en l’équipant par exemple d’une cale de...

Maine-et-Loire : intensification des contrôles sur les chariots automoteurs

Depuis le mois de novembre 2023 et jusqu’en janvier 2024, l’Inspection du Travail procède à des vérifications techniques dans les entreprises qui utilisent des équipements mobiles pour effectuer leurs opérations de manutention. Cette décision préfectorale fait suite à...

Comment signaler un danger ou une obligation en entrepôt ?

Les responsables d’entrepôts logistiques recourent au marquage au sol, à des panneaux et à un code couleur spécifique pour informer et protéger l’ensemble des personnes qui circulent dans leurs zones de stockage et de chargement. Quel affichage réglementaire faut-il...

Entrepôts : comment aménager les quais de chargement ?

Si le Code du Travail donne des indications très générales pour sécuriser l’activité des salariés qui opèrent aux abords des quais de chargement, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), organisme paritaire associé à l’Assurance Maladie, fournit aux...

Accidents du travail en entrepôt : le risque de « faute inexcusable » pour l’employeur

Un salarié victime d’une chute ayant entrainé des blessures invalidantes perçoit une indemnisation forfaitaire de la CPAM (Caisse Primaire de l’Assurance Maladie). Un rente complémentaire peut toutefois lui être accordée si l’accident du travail est consécutif à une...